L’Abysse

by ST, abt 1980

    I
Je me sens
dans quelque abysse
triste et noire,
en chute
sans appui.
Toujours
la chasme
fait mon passage:
s'elargit, s'approfondit.
J'essaie me sauvais--
si je peut me jeter
sur une cote, ou l'autre,
je peut m'arrete.
Je tente d'agripper le mur,
ralente ma precipite,
m'empeche.
Je tient,
precairement,
ma vie en main,
en verite.

    II
Au dessus,
je devient conscient
d'une ville de lummiere
au droit de la crevasse.
Je m'y invisione:
tout a coup
l'ame rejoie . . .
tout et brillant!
Les murs, les rues . . . toutes choses!
Je m'imagine marcher.
Je marche au bord . . .
me oeilles traversent
la crevasse--
tout est sombre . . .
Je m'y imagine--
c'est desole, tenebreux,
j'appercevoie s'incline
a l'insensibilite
au bout
plus que mauvais, plus que maudit,
que l'abysse.

    III
L'abysse--
mes bras, mes doigts,
mes doigts au pieds . . . !
J'essaie grimper,
pour attenir la cite,
mais un pied . . .
les doigts un prise on tenu
de l'autre cote--
je m'effraie de le laisser!
Je commence a glisser . . .

    IV
Au secours!
Je m'affole--
Il faut laisser
un pied ou l'autre--
le chasme s'elargit--
mais
je ne peut pas le faire!
Laisse-le!
Mais je ne peut pas . . .
Je m'effraie de le laisser!

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When life seems like a broken egg, something amazing may emerge.

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